Guide sur le crédit

Un prêt vert est-il encore intéressant ?

Pourquoi des prêts verts ?

En 2009, le gouvernement fédéral a pris l’initiative de rendre les prêts à caractère écologique plus attractifs pour les consommateurs. Par l’intermédiaire des banques, elle a offert un rabais d’intérêt de 1,5 %. Certes, il ne s’agissait que d’un coup de pouce temporaire qui a cessé de s’appliquer en 2012. Heureusement, les institutions financières ont pris le relais et proposent désormais des prêts verts de leur propre autorité, dont le taux d’intérêt est inférieur à celui d’un prêt de rénovation normal.

Note : Pour les prêts verts, les banques utilisent chacune leur propre désignation : éco-crédit, le crédit énergie et chauffage, le prêt immobilier eco en font partie, entre autres.

Pourquoi les banques offrent-elles des taux d’intérêt (TAEG) plus bas sur les prêts verts ?

Le point de départ le plus important pour la fixation des taux d’intérêt bancaires est le risque lié à un prêt. Lorsque le risque est faible, les banques sont prêtes à se contenter d’un taux d’intérêt minimum pour des raisons de concurrence. Le risque réduit des prêts verts réside dans la réduction de la facture énergétique résultant de la rénovation.

En qualité d’emprunteur, vous disposerez d’une plus grande marge de manœuvre dans votre budget mensuel pour rembourser le prêt et vous serez moins enclin à sauter des remboursements. En moyenne, le TAEG des prêts verts dans les banques est actuellement inférieur de 1,2 % à celui des prêts de rénovation normaux. Ainsi, le rabais d’intérêt sur le marché libre est maintenant presque aussi élevé que la subvention introduite par le gouvernement à l’époque.

Note : En Belgique, la facture énergétique des citoyens représente en moyenne 30% des coûts du logement.

Quand une rénovation est-elle “verte” ?

Dès lors que les rénovations ou les investissements visent spécifiquement à réduire la consommation d’énergie du logement, ils sont labellisés verts. Lors de la demande d’un prêt vert, vous devrez bien sûr être en mesure de le prouver à la banque au moyen de devis et/ou de factures. Les critères ne sont plus soumis à des conditions légales, en raison de l’abolition de l’avantage gouvernemental. Les banques se réservent le droit de procéder à leur propre évaluation. Dans la pratique, il y a peu de différence entre les différentes institutions et les rénovations sont classées comme vertes si elles incluent au moins 70% des coûts. Voici quelques exemples :

  • L’installation de panneaux solaires pour convertir l’énergie solaire en électricité. Cela peut être fait en combinaison avec la rénovation de la toiture.
  • L’isolation poussée des murs, du sol et du toit.
  • L’installation de vitrages à haut rendement pour réduire les pertes de chaleur.